Wendy Hall

Les femmes enceintes, surtout la première fois, peuvent redouter l’accouchement et s’interroger sur la façon dont il se déroulera. Elles souffrent aussi parfois de fatigue, d’insomnie ou d’anxiété pendant la grossesse. Wendy a consulté plus de 600 femmes dans le cadre d’une recherche qui a influencé la conception du site web « Power to Push » www.powertopush.ca, qui procure des conseils judicieux et des ressources adaptées aux femmes enceintes. Cette recherche a été partagée à l’échelle de la Colombie-Britannique pour diffuser de l’information sur l’effet de la crainte, de l’anxiété, de l’insomnie et de la fatigue sur la santé obstétrique des mères et de leurs nouveau-nés, et améliorer les services qui leur sont dispensés.

Lisez comment Wendy décrit sa recherche…

« L’étude s’intitulait Niveaux de crainte de l’accouchement, d’anxiété, de fatigue et d’insomnie dans une cohorte de femmes enceintes britanno-colombiennes. Le financement obtenu a permis de consulter un vaste échantillon de femmes (650) qui ont parlé de leur expérience.

Par mon travail avec le groupe Collaboration for Maternal and Newborn Health, j’ai pu utiliser les résultats pour influencer l’élaboration de l’initiative Power to Push du BC Women’s Hospital. Le projet avait son site web dans lequel nous avons publié nos conclusions après avoir mené quelques entrevues qualitatives et élaboré un sondage quantitatif (financé séparément par l’École de sciences infirmières de l’UBC) pour déterminer quelles étaient les femmes intéressées à connaître nos résultats. Nous avons écrit un article sur l’application directe des connaissances aux femmes. De plus, une bourse de recherche Hampton m’a permis de faire un lien entre mes données originales sur la crainte de l’accouchement, l’anxiété et l’insomnie et les données des services périnataux de la province pour examiner les résultats obstétriques.

J’ai supervisé une doctorante qui s’est servi d’un sondage en ligne sur l’accouchement déjà mené auprès des étudiantes de l’UBC pour mettre au point une échelle de la crainte de l’accouchement. Nous avons mené une analyse approfondie à l’aide de cette échelle et de certains commentaires écrits des étudiantes. J’ai aussi supervisé une étudiante de maîtrise qui a interviewé des femmes au sujet de leur crainte de l’accouchement ; elle termine son mémoire et je prévois qu’elle publiera ses conclusions.

Mon ancienne doctorante et moi avons obtenu l’autorisation de sonder les étudiantes d’universités australiennes, britanniques et canadiennes au sujet de leur crainte de l’accouchement au moyen d’une version améliorée du sondage ayant servi à la thèse de doctorat. Mon ancienne doctorante, qui fait maintenant des études postdoctorales, a l’intention de demander une subvention pour une intervention visant à réduire la crainte de l’accouchement chez les étudiantes des niveaux secondaire et postsecondaire, afin d’influencer la prochaine génération des utilisatrices des soins maternels. »