Prudence Kithinji

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« Qu’est-ce que je veux faire de ma vie? » C’est sans doute la question la plus importante que je me suis posée dès l’adolescence. Je savais que j’aimais travailler de mes mains, servir les gens surtout dans leurs moments de plus grande vulnérabilité et apprendre le fonctionnement du corps humain. Il y avait quelques infirmières de longue date dans ma famille et parmi mes amies, et j’avais remarqué leur aptitude à régler des problèmes et réfléchir de façon critique même à l’extérieur de leur travail. J’admirais leur raisonnement, la facilité qu’elles avaient à nouer des liens avec des gens qu’elles ne connaissaient pas et leur empressement à aider les autres. On aurait dit qu’elles avaient un sixième sens et pouvaient prendre le pouls d’une situation même avec un minimum de données. Comme infirmière, je chéris la responsabilité de prendre soin des patients et de créer un environnement propice à la guérison. La relation thérapeutique entre l’infirmière et ses patients est un honneur que je ne tiens pas pour admis. En tant qu’infirmière, j’ai la chance d’intervenir dans la vie des gens dans des moments de crainte, d’anxiété et parfois de découragement. Je me réjouis de rendre service aux patients en collaborant à leur plan de soins, en leur administrant des traitements, en plaidant pour leur santé et leur bien-être et en protégeant leur dignité. Les infirmières qui m’ont précédée continuent de m’inspirer et j’espère préserver la dignité de la profession en prodiguant des soins avec éthique et compassion.